Garner dans Lylo

Garner dans Lylo

garner
Garner a longtemps bourlingué avant de nous gratifier de ce nouvel album qui semble de loin être l’apparition d’une maturité musicale.

Auparavant, adepte d’un rock plus sombre et certainement moins abouti, ou devrais-je dire qui ne lui permettait pas d’être classé parmi les artistes qui s’extirpent de l’ensemble de la scène rock française. Aujourd’hui, Garner semble être apaisé, peut-être avec lui même, il arrive un âge où on arrête de rêver et on regarde la vie en face, en sachant comment l’interpréter et la redistribuer à d’autres.

Un espèce de cynisme ambiant plutôt agréable car il permet à Garner de traiter avec une sorte d’humour ce que la vie propose, belle et sauvage, provocante et inadaptée, frappant les hommes avec les armes qu’ils ont créée.

On aime ou pas ce type de personnage, mais on ne peut pas lui reprocher d’avoir trouver sa voie, dans l’exploration d’un univers musical teinté d’électronique sans tomber dans la surenchère. Et pour vanter le personnage, il est un chanteur français, auteur, compositeur et interprète, ce qui mérite d’être rappelé. Il est un artiste complet avec une démarche honnête et modeste qui a marché seul dans le désert avant de trouver une oasis.

Cet album est une belle découverte, chacun peut y trouver une aptitude à l’apprécier, par les sujets traités, le méthode pour en parler et un zest d’influences variées comme : Bashung, Taxi Girl, Miossec…

— John Allister

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